Tiens, j'avais pas vu le topic (désolé Nevos). Beaucoup de tyrans et de sadiques, apparemment ^^ (y bien un idéaliste fou et un justicier victime dans le tas, mais ça fait pas l'hunanimité ; bizarre, j'aurai cru ^^)
Pour les flemmards qui veulent s'éviter des explications, vous pouvez lire uniquement le bloc qui suit.
Là, je me place dans un cadre de pouvoir extrême pour mon personnage: je serai du genre de ceux qui ont leur morale, leur justice, leur honneur, mais pas celles de la société. Je serai de ceux qui se disent qu'ils sont en droit de jouer avec ces "petits êtres" prisonniers de leur manque de pouvoir et de savoir. Ce serait un petit plaisir personnel, un théâtre dont je serai le metteur en scène, agitant des comédiens inertes au bout de ficelles d'ombre. On essaie, on expérimente, on voit jusqu'où lacheté et courage peuvent aller, et on rit, on se moque de ces êtres, surtout de ceux dont la fierté a été mal placée. J'aurais raison jusqu'à ce qu'on me prouve le contraire, j'attendrai impatiemment le jour où un Homme oserait venir m'affronter en connaissance de cause et parviendrait à me faire ravaler mon orgueil (enfin, dans le cas de mon perso, c'est pas un humain qui le fera mais une planète quoiqu'indirectement, ça change la donne XD). Cependant, attention, dénué de "morale", je ne serai pas forcément un méchant pur et dur pour autant. Je ferai le bien avec autant d'innocence que le mal, ne faisant aucune distinction entre les deux, mais tâchant juste ainsi d'énerver le plus grand nombre de personnes possible. Je pourrai même peut-être avoir une petite tendance à la pitié malgré ma vision des choses. Je crois que l'amitié serait le dernier don que je serai capable d'accorder avec sincérité. Il faudrait évidemment que je trouve des gens qui eux aussi soient "supérieurs" d'une façon ou d'une autre, mais parmi quelques milliards d'êtres vivants ça doit encore pouvoir se trouver. Enfin, puisqu'on parle méchanceté, je dirai que tuer un enfant ou un adulte, je ne verrai pas la différence, pas plus qu'entre les tuer ou les blesser simplement: ils ne sont rien, comparés aux puissances de ce monde, ils sont tous faibles, fragiles, ridicules, ce sont tous des verres que l'on brise d'un simple effleurement.
Je serai donc du genre sans forme précise, poussant parfois le vice jusqu'à jouer toute une société entière autour d'un seul Homme qui s'imaginerait bien sûr être dans un lieu tout à fait normal. Je répugnerai bien sûr à prendre des apparences "indignes" et j'aurai tendance à aimer les belles étoffes, les statures imposantes (le goût serait sans doute la seule chose me rattachant à la société). Je cultiverai la grandeur, surtout, ce qui en impose, notamment dans l'architecture.
Mais attention, le fait d'être omnipotent ne me suffirait peut-être pas pour tourner ainsi. Il me faudrait un déclencheur, quelque chose qui puisse me blesser malgré mon statut. Là, je me dirai: "C'est ainsi? Ce monde pense pouvoir faire quelque chose contre moi, voyons ce que je peux faire contre lui." Mais après, bon, je ne me gênerai plus pour incendier des pays, déchirer des vies, anéantir tout espoir, autant que pour le restaurer là où il n'y en a plus. Je n'aime pas faire dans la grande échelle, je préfère m'occuper des gens les uns après les autres, mais ça doit pouvoir aussi se faire en grand nombre.
Ah, et Talden, je précise que le type mesquin qui dévie l'argent sur son compte en banque, c'est le type que personne de sensé ne voudrait être. Je ne sais pas comment des humains en arrivent là, mais c'est le genre de "méchanceté" que je méprise car elle n'est pas ouverte, elle n'est pas franche. Mais même les mauvais garçons de notre monde, qui le font "ouvertement", sont malheureusement des pitres. Les tyrans sont des gens que tu briserais comme un fétu de paille (s'il n'y avait pas tous ces gardes autour), et les assassins tuent toujours pour des raisons grotesques. Notamment, tu parles du viol, en voila une chose qui motnre bien la réalité de notre monde, on dirait que notre société se spécialise dedans et pourtant je crois que vous serez d'accord pour dire que c'est ce qu'il y a de plus dégradant (en dehors de toute considération de bien ou de mal, c'est quelque chose de lamentable). Voila ce pourquoi tu as des réponses romanesque, et que la mienne est peut-être la pire dans ce sens là.
Pour ma part, je dirai que ça dépendrait tout à fait du pouvoir que j'aurai entre les mains, de ma position même, en tant qu'humain ou non.
Si j'étais un joueur dans un JdR et que je devais prendre un personnage d'alignement mauvais, là, je dois dire que je ne me priverai pas pour prendre un petit neutre mauvais de derrière les fagots, mais ce serait un personnage "comme ça", pour le simple plaisir de contrarier le paladin que j'ai l'habitude de prendre, pour avoir l'occasion d'être de "l'autre côté". Si je devais être un faible humain de caractère mauvais, je serai du genre "exclus", celui qui vit à dix kilomètres de la ville la plus proche et peste contre l'humanité, préférant se couper un doigt que de rendre service à un humain et n'attendant que le jour béni où ils comprendront enfin que leur espèce maudit ne mérite pas de vivre (je suis un peu comme ça actuellement, mais si extrême non plus, c'est juste un ordre d'idées ^^)
Après, si on décale, pour que j'ai un personnage mauvais qui me convienne, il me faudrait un personnage puissant, et c'est encore mieux s'il n'appartient à aucune race en particulier, ça aide au décalage. Comme on dit le pouvoir corrompt, mais quand on dit ça, on ne pense pas au pouvoir simple et naturel, on pense à l'argent simplement. Alors, si l'argent corrompt, je dirai que le pouvoir détruit les limites morales en même temps que celles physique. A moins d'être épris d'un certain amour pour les êtres vivants (ce qui n'est pas mon cas, à moins que les races dites civilisées ne soient aussi charmantes que nos animaux), à moins que cela ne soit, on peut se permettre de regarder de haut.
Je serai du genre de ceux qui ferait le "mal" en toute conscience, sachant que ceci, et cela, est parfaitement condamnable. Mais j'en rirai bien, je n'aurai pas de comptes à rendre, à moins que d'autres puissances me prennent en animosité. Mais si le prix d'un peu de "liberté", c'est un combat à mort contre l'un ou l'autre héros, ça m'encouragerai plus qu'autre chose: le tout c'est qu'on se moque du nombre, que ce soit du 1 contre 1, une vision contre une autre. Car ce n'est pas le nombre qui devrait faire la force d'une idée, c'est la foi qu'un seul homme peut mettre dedans. Enfin, j'arête de philosopher, mais en gros, c'est mon avatar, Saheyus, dans ses mauvais jours.